Dicton du jour : "Parce que manger des contre-façons, c'est encore pire que sucer du toc." (Moi - Critique Culinaire Ultra Pointue)

lundi 25 juin 2012

mercredi 16 mai 2012

Au sens strict du t'aime.




La fille, elle arrive plus à rien. Elle a comme tout cassé sa santé physique.
Pour sauver sa santé mentale.
C'est comme ça.
Elle est toute immobile, depuis des mois, les mains trop lourdes, crispées. Elle les tend même plus. Trop lourdes, j'te dis.
Elle est toute immobile, depuis des mois, la tête trop douloureuse, avec son artère déformée, fragilisée mais qu'on ne peut pas réparer.
Et ce sang merdeux. Pas assez de rouge, trop de blanc. Tout fout le camp.

La fille, elle tient mal debout, au sens strict du terme.

Roulée en boule, elle se tient loin d'eux, elle se tient loin de toi.
Elle en voit pas la fin, du cercle vicieux de ces putes entremêlées.

Mais la fille elle continue d'avoir beaucoup moins peur de mourir que de retomber dans la vraie folie.
Celle qui a fait que la fille, elle a passé ces dernières années, celles où elle avait disparu, à se balancer de gros coups de masse dans tout ce qu'elle avait de tordu, de mauvais, de dangereux en dedans.
Elle a brisé, rééduqué, redressé 80% de ce qu'ils appelaient "maladie mentale".
Ça fait un bail qu'elle ne voit plus ces choses hideuses qui n'existent pas.
Ça fait un moment qu'elle n'entend plus les voix mortes lui hurler dans la tête.
On ne l'enferme plus dans les endroits où personne ne veut foutre un pied.
Elle a arrêté de trouver normal de prendre un couteau pour se découper le tour du visage.
Pour l'arracher.
Parce que y'avait, forcément, quelque chose d'autre, sous ce qui, forcément, n'était pas elle.
Elle ne traine plus son passé comme un boulet crasseux.

La fille, elle ne déchire plus, à la lame, le ventre des autres. Au sens strict du terme.

Elle a réussi.
Elle n'est presque plus un monstre.

Mais elle n'arrive plus à rien.
Elle est toute immobile, depuis des mois, épuisée, les mains et les yeux qui coulent vers le sol.
Elle est toute immobile, depuis des mois, la tête en mal menaçant, à espérer n'avoir pas trop forcé sa guerre, toutes ces putains d'années.
Ce serait vraiment con, maintenant qu'elle marche presque droit, de ne pas avoir le temps d'en profiter. De cette presque normalité.
Elle se dit que ce serait vraiment trop con, maintenant, de trop vite crever.

La fille elle veut avoir le temps d' à nouveau tenir debout.

Parce qu'il y a eux, parce qu'il y a toi...
Au sens strict du t'aime.


lundi 14 mai 2012

C'est moi la blogueuse mode.

Voire la première, même.
Oué, mec.
Depuis tout début 2005.
T'avais même pas ouvert le tien.
De blog mode.

Preuves en images photographisques. Je te montre:

jeudi 10 mai 2012

Coloc', il a Jennifer Lopez dans son cul (Rediff')(Parce que j'ai tout pas enregistré ma nouvelle note de ce matin)

Tu te doutes que plus de trois ans de baston neuro-psychiatrique, ça laisse des traces.
Je ne te parle pas là de douleurs, d’épuisement, de trouille etc etc.
Nonon.
Il serait temps que tu apprennes le sens des priorités vitales, hein.
À quoi ça sert, sinon, que je me fende l’énergie à te péter régulièrement le moral en douze avec mes billets dits “sérieux” censés te montrer un bout du morceau du chose ?
Réfléchis, putain ! ... Non je ne t’appelle pas “putain”. Je sais que j’ai le vocabulaire fleuri d’un champion Savoyard de lancé de tronc d’arbre et d’avalage, au mètre, de poire (L’alcool qui te fait exploser l’émail des dents, pas le fruit)  mais quand même ...
Vas-y concentre toi. Trois ans de gobage de médocs anti tout, anti-anxiété-sa-mère-j’respire-plus, anti dépression-gravassioneuses, anti-psych-oh-c’est-marrant-j’vois-et-j’entends-des-gens-qu’existent-pas et anti-crise-de-violence-tiens-et-si-je-me/te-passais-la-tête-à-travers-la-vitre, ajoutés à des mois de dépense de calories pas loin d’égaler celle de la moule dans le coma, c’est à dire à regarder dans le vide en bavant, avec pour seule autre activité le fait de te nourrir exclusivement d’aliments 100% lipidiques, ça donne quoi d’après toi ?

Ben ça donne que tu montes sur ta balance depuis des mois en hurlant que cette pute est une mythomane de première et qu’il est totalement impossible que tu aies ces six kilos en trop qu’elle t’annonce sur son écran con.
Ta mauvaise foi occulte, elle, les faits suivants :
- Tu ne rentres plus dans tes fringues de pétasse depuis autant de temps.
- Tu t’en sors pas trop mal, vu que la moyenne des gens dans ton presque cas en aurait pris plus de vingt, des kilos.
- Tu jures de te foutre au régime sec depuis plus de huit mois, parce qu’en plus, le gras, c’est pas bon pour le reste de ta santé. Et, bien sûr, tu ne le fais pas.

Bref ... Le peu de lucidité restant dans ton esprit s’évapore.
Cette salope ment, c’est tout. Tu la jettes. Et tu cours t’acheter (Entendre par là : Tu envoies Coloc’) un pèse-personne ultra sophisticos de sa race, aussi appelé “Impédancemètre”.
Oui.
Du genre qui, quand tu rentres ta taille, ton âge, ton sexe, ton niveau de sportivité et la bio de Sandra Bullock, te donne ton pourcentage d’eau et de graisse.
Si.
Tu es quelque peu névrotique, donc tu lis bien tout le petit guide de ta nouvelle amie (La balance, pas Sandra Bullock) pour bien imprimer dans ton obsessionalité que le taux de graisse normal se situerait, pour toi, entre 21 et 29 %, que quand ça affiche entre 30 et 33 c’est moyen mais pas top et qu’au dessus, c’est carrément le démon.
Tu sautes gaillardement sur l’engin forte de ton utopie hallucinée et le verdict tombe.
31.
31 % de gras-du-cul .
Impossible.
Par acquis de conscience, tu fais monter Coloc’ dessus qui, certes grand et mince, se nourrit aussi diététiquement que toi, voir plus. Juste pour vérifier qu'elle surdose, la chienne.
C’est là, que ta vie bascule dans le X-Filiage le plus total.
4 %.
Tu re-programmes la chose et tu fais remonter le bonhomme, hilare, dessus.
4 %.
De gras-d’où, du coup ?
Tu respires profondément, tu te calmes, et tu réagis comme une personne adulte  saine d’esprit :
Tu colles des coups de pied à Monsieur 4 %, tu te mets à galoper hystériquement dans le couloir, les bras au ciel, en insultant la terre entière et en jurant “que puisque c’est comme ça, il me reste qu’à mourir, voilà !”.

Tu as donc, maintenant, le vrai sens des priorités de la vie.

Tu le savais que l’enfoiré peut manger de la végétaline pendant des semaines sans prendre un gramme. Tu avais même cru avoir trouvé la réponse à ce phénomène. Il n’a pas d’estomac. Il a l’œsophage directement relié au petit intestin. Ce qui explique cet étrange don et surtout le fait que Coloc’, ben il fait super beaucoup caca.
Mais la médecine t’a assuré que “Non ça c’est pas possible, Folie. Et tiens, reprends un cachet”.

Alors tu te concentres. Et l’illumination explicative ultime te saute à ta gueule, pas nettement le premier coup, mais une approche.
Il a le ver solitaire.
Tu lui hurles : “Hey, viens voir !”
Coloc, nature zenifiée innée, arrive. Avec le sourire. L’enculé.
Toi : “Pose le pied sur la chaise, là. Et tousse !”
Lui, grand habitué des étrangetés de toi : “Heu ... ok!”
Toi, lui mattant l’arrière train : “Rien qui sort. Ok attends attends !”
Tu files à la cuisine et reviens.
“Ayé ! Recommence ! Tousse !”
Coloc’, début d’inquiétude : “... Folie ? ... Pourrais-tu, s’il te plait, m’expliquer, sans te commander hein, pourquoi tu me secoues un lardon entre les jambes là ?”
Toi, logique : “Ben pour attirer et faire sortir ton ver solitaire tiens ! Ça aime le porc cru ces bestioles !”
Lui, calme : “Admettons que cette scène ne soit pas une totale hérésie et que ta théorie soit autre chose que profondément débile.... Il sort comment le ver ? Je suis en caleçon !”
Toi, mathématicienne : “Il est pas con, il glisse le long d’la jambe !”
Lui : “Tu sais ... Comment dire ... Je suis pas sûr qu’il s’agisse d’un ver soli....”
Toi, prix nobel de réflexion : “Oué... Je crois que t’as raison. C’est pas un truc solitaire. C’est pire que ça ... Bouge pas !”

Tu reviens avec ton chien le plus grassouille, la femelle (Pas de commentaire) et tu la secoues entre les genoux du grand mince.
Lui : “Putain mais merde ! Tu fous quoi là ?”
Toi, en pleine John Nashisation : “T’as pas tort ! C’est pas un ver ! 4% de gras, c’est forcément un anaconda.”
Coloc’ : “... ?”
Toi, braillante : “ JE TE DIS QUE T’AS UN ANACONDA GÉANT DANS LE BIDE PUTAIN ! DONC JE L’APPÂTE ! IL SORT J’LE NIQUE ET PAF T’ES GROS !”
Désespéré sur pattes : “ ... Un quoi ?”
Toi, secouant toujours ta chienne :  “MERDE T’AS ANACONDA DANS TON CUL ! ...ET IL VEUT PAS SORTIR !”
Désespéré, mais en pire : “Tu veux parler du monstre du film merdique là ? Que Jennifer Lopez, elle se bat contre et que lui, il la suit partout pour la tuer ?”

Ton illumination se nettifie d’un coup.
C’est donc ça.
Le reptile con refuse de se laisser avoir par ton redoutable piège militaire parce qu’il est occupé.

Parce que, dans le cul de Coloc’, c’est une certitude, il y a aussi Jennifer Lopez. Indéniablement.

Et le serpent crétin, t’as vu le film, il a pour seul but de bouffer cette mondialement chieuse princesse latina.
Ce bête animal à sang froid, il la suit à la trace, la chiquita.
Partout.
Tu mets deux secondes trois dixièmes pour prendre ta décision.
Tu chopes ton sac.

Coloc’, abandonnant tout espoir : “euh ... là tu fais quoi ?”
Toi, solennelle : “Bouge surtout, surtout pas, j’en ai pas pour longtemps. J’vais te sauver la vie...”
Lui : “Mais encore ?”

Toi, héroïque : “.... Je vais acheter des tacos ...”

mercredi 9 mai 2012

Bientôt.




Depuis des mois je rampe plus que j'avance.
Je suis la conne à l'Épée. L'épée des Drames-au-Clès.

Certains sont trop loin.
Certes... un est trop loin.

Quitte à être sur les genoux, j'aimerais l'être sur mes bras dressés, tendus, hanches offertes et tête renversée.
Quitte à être sur les genoux, j'aimerais l'être la bouche pleine de toi.
 
Je le compte en semaines le temps qui m'éloigne d'un retour à la liberté d'un état supportable.
Je les compte en siècles ces semaines-et-quelques-heures avant ce quai de gare avec toi qui attends.

En attendant je ressemble plus à un pitbull mauvais, violent et boiteux qu'à cette tarte de fée Mélusine.

Pourtant j'ai tellement plein d'idées pour bloguer crétin.
Du rire de pas-qualité mais je m'en branle.
On n'est pas dans un livre ici.
Passer ce temps.

Pourtant j'ai plein d'idées de rires, de silences et de mots.
À te dire, à toi.

Te crier: "Prends-moi". Comme dans un film très mauvais.

Te souffler: "Prends-moi... Et ne me rends jamais."


PS: J'ai fini par fermer les comms sur ce post pour éviter le flot de queutards un poil trop expansifs et quelques, juste deux ou trois, des inconnues d'ailleurs, coincées du cul qui criaient au "porno".

mercredi 2 mai 2012

Nouvelle note.


"Fa."


(Demain, on apprend le Mi)

(Même pas honte)


PS: Je ferme les commentaires hein...

dimanche 22 avril 2012

Évanouis-moi. (Juste je l'ai déplacée, cette note)




Tu sais, elle, je la connais bien. Elle ne dira pas. Elle scelle sa mâchoire toujours comme ça.

À moi elle raconte qu'elle le fait toujours ce rêve étrange, celui de l'homme doux, sculpté granit, ce rêve de l'homme, ce rêve pénétrant.
Elle me dit tout comment il est et comment il est tout. Et comment elle a peur qu'il disparaisse d'un coup d'un seul, en bulle de fumée. Qu'il la laisse, éveillée, vide de rien, comme ça.
Elle me souffle qu'elle sait qu'il n'est pas réel mais que c'est tout comme. Que depuis qu'elle le croise, lui, l'onirique, elle avance comme dans le vide sans perdre l'équilibre, même si il la renverse, même si il la saccade, parce qu'elle ne le quitte plus des yeux. Elle le quitte plus des yeux son point d'horizon, alors elle s'en fout de courir à l'envers.

Elle fait comme si elle se foutait du besoin catégorique qu'elle a de lui, désir presque malade, son corps-envie. En vie. Elle lui cache qu'il est le premier à le lui coller, comme ça, net et définitif, le sang dessus-dessous, à lui faire dire "évanouis-moi". Elle tait les mots qu'elle pense quand elle le regarde et qu'il lui sourit, quand elle le regarde entier sur elle, quand elle le regarde tout le temps, de toutes façons, à vouloir lui entrer dedans, partout.
Elle n'est pas superstitieuse alors elle comprend pas, la fille, que marcher dans l'amour ça porte bonheur. Elle dit qu'aimer ça existe plus depuis plein de temps. Elle dit que c'est mort quand est mort l'autre. L'homme du passé.

Elle dit qu'elle sait bien qu'elle rêve parce que rien n'est plus rangé pareil. Qu'elle a les pieds aux murs ou les murs sous ses pieds, qu'elle voit dans l'autre sens. Qu'elle y est debout, tendue sur ces pieds, contre ce mur et que l'homme, derrière elle, lui bouleverse comme jamais, ses putain de sens.
Alors elle garde les incisives serrées, pour empêcher les mots de sortir d'elle, l'empreinte de lui de la quitter. Pour empêcher la vérité de traverser partout hors d'elle et de s'étendre au sol, où il pourrait la lire en phrases mélangées. Où il pourrait comprendre comme elle veut qu'il l'aime, fort, souvent, sans cassure, qu'il l'aime comme si elle était quelqu'un de bien. Où il pourrait voir comme elle en veut, à quel point, de son corps à lui contre-dans elle, fort, souvent.
De son âme à lui. De son coeur à lui.
Il devinerait les images qu'elle traine avec elle quand il n'est pas là, sa voix et tout lui, le soleil liquide qu'il lui coule aux épaules, sa pleine bouche dans la chair mordant, son visage dans ses mains en "demande de", suppliant et, par dessus tout, ces yeux, ce sourire d'enfant.

Ses yeux, son sourire à lui, ici, maintenant.
Ses yeux, son sourire d'Asie... à lui, son amour, son amant.

À moi elle raconte qu'elle l'aime ce rêve étrange, celui de l'homme doux, sculpté granit, ce rêve de l'homme.
La pénétrant.

vendredi 20 avril 2012

Ceci n'est pas une note. (Et moi je suis une blogueuse beauté.)



(Ceci est un long Twitt')(Le plus long Twitt' du monde)( Ce qui explique la qualité/construction naze et les fautes de frappes etc... que tu pourrais trouver dedans.)
En même temps, je t'avais déjà prévenu là que des fois/souvent ce serait pas du haut niveau ici.

Je passe juste super vite fait pour te raconter un truc qui, peut être, te sauvera la vie un jour.
Si.
Hier soir, j'ai appris à voler.

Bon déjà, je t'explique LE premier super-pouvoir ultra connu et envié par des millions de personnes que j'ai :
Celui qui fait que je peux manger deux fois mon poids (par jour)(voire par repas, mes semaines de forme stomacale olympique) en frites/viande rouge/chocolat/saucisson et autres lipidito-sucro-grassouillations-du-dèrche, sans quasiment grossir.
Je dis bien "quasiment" hein, ne t'énerve pas tout de suite comme un caniche coincé sous le pneu d'une Huit 83 customisée (voire d'un FatBoy)(si tu piges c'est que t'es un chouya Harleytisant et dans ce cas je t'enluminesce) !
J'entends juste par ceci que là où ta cousine Germaine, elle, elle prend 20 kilos en un mois, moi j'en prends 2,820, des kilos.
Dont 1,5 de caca.

Bon alors déjà, comment te dire le sentiment d'ultra-puissance que ça me file et que je tente de cacher au monde.... Merde, je sais plus si c'est "sentiment d'ultra-puissance" qu'on dit ou "sale fausse excuse pour pouvoir bouffer encore plus déséquilibré qu'un bûcheron Savoyard et, le tout, en presque totale impunité-cellulitaire" ? Bah... ça doit être tout pareil.

N'empêche que hier, je me suis découvert un autre super-pouvoir :
Je SAIS voler.
Ceci est un don exceptionnel, je sais. Déjà que l'autre, que tu m'envies, je le vois, c'est du mirifique en boite, alors voler....
Parce que, au final, faut pas être toute jalouxe comme ça. Parce que savoir faire ça (voler hein, pas bouffer comme 4), c'est dangereux.

Je t'explique vite fait. En gros je schématise.
Dans la vraie vie, je suis Mi-Bûcheron Mi-Pétasse. En fait.
Pour être au plus près possible d'une précision juste et détaillée, je suis un peu comme la fille spiritueuse d'un super-héros (sans collant) et d'une blogueuse mode. Nan. D'une blogueuse Beauté, même, sur ce coup !
Je suis le "Super Bûcheron Bôté".

Parce que ok, mes loisirs favoris du monde entier c'est manger beaucoup et bon, les films atroces/de la bagarre/glauques...  mais c'est aussi, surtout de rentrer dans du 36.
Et bien, hein! La vraie névrosée de la complète fermetétitude. Rien qui dépasse, rien qui tombe, nada, queud'.
Oui je l'assume d'une voix vibrante de sonnaléti... solannati... solénname... de vérité vraie :
Je suis superficielle. Aussi.
Oui parce qu'on peut vivre avec une santé lourdement merdique et être superficielle. C'est pour (encore une sale bonne fausse excuse) équilibrer mon karma.

Merde j'avais dit schématique.
Donc, hier soir, au milieu d'une semaine de la louze mondiale, v'la pas que je décide, comme quand je vais bien, d'aller me tartiner le dèrche et le reste afin de rester toute fermetétidée et douce de l'enveloppe charnelle. Genre même avec 39° de fièvre, je paume pas complètement mes priorités de vue (floue, la vue).
Me voilà donc, à 23h12, heure idéale tu noteras, avec mon adorée huile Nuske dans mon boudoir (ma salle de bain moche).
En vrai le nom de mon huile, c'est Nuxe, tu l'as compris, mais j'aime bien changer les noms de façon débile. Je me donne l impression de l'être moins, superficielle. De prendre du recul par rapport à ma pouffitude, quoi.
(Par exemple j'ai des pulls "Pablo de Gérard Dorcel", j'ai deux Billy de "Richard Dreyfuss", douze tee-shirts en lin "ZAcRcrAind" et j'ai pas trop trop aimé la dernière collection de chez "Santro")(bon, là, si t es pas pointu de la marque, t'es paumé et c'est pas drôle, du coup, pour toi)(je tiens aussi de la blogueuse mode, j'te l'ai dit plein des fois)(d'ailleurs la prochaine fois je t'en cause. De la blogueuse Mode. Enfin de certaines hein...)

Bref je m'enduite (en français dans le texte) toute d'huile Nuske, que même que moi j y mélange, quand j'ai la peau sèche comme la truffe de mon chien en hiver, (que si je bouge violent, elle se fissure, la peau) du lait corporel ultra nourrissant hydratant ta mère, que limite t'es tellement hydraté(e) des couches épidermiques que tu frôles l'auto-noyade par le dedans.
Hop hop de la tête aux pieds.
Et j'y vais pas avec le dos de la spatule.

Et là, détail qui fait tout (suspens/rebondissement/hé réveille-toi !), en fait, j'ai envie de faire pipi. Déjà avant l'encrémage girly, hein, j'avais envie, mais j'aime bien attendre comme ça je fais pipi super fort, ça gicle dans la cuvette et je suis trop la plus fière (je suis un peu un garçon - pas trop finfin qui plus est - manqué)(et très coconne, inutile de le préciser, merci, tu seras bien urbain).

Donc après, c'est même plus une "envie" que j'ai, c'est devenu le genre de "besoin-urgent-MAIS-POUSSEZ-VOUS-DE-DEVANT-MERDE !" qui normalement te fait ridiculement clopiner la main entre les cuisses et les genoux en X dans tous les sens en piaillant : "PIPIPIPIIIIII".
Dans ma réalité personnelle juste je braille:
"WOW PUTAIN D'ENVIE DE PISSSER QU'J'AI PAS MOI !".
On a la classe qu'on peut.
Donc je suis luisante et glissante comme douze rollmops mais je n'attends pas que ça sèche, non, je veux pisser JUSTE après immédiatement là maintenant tout de suite.

Et moi, entre autres particularités, j'ai celle, surtout à 39 de fièvre et après 23 heures, d'avoir moyen la grâce d'une danseuse classique.
Je suis très très loin de Nathalie Portman dans The Black Swan.
Si tu savais comment j'en suis tellement tellement far away, niveau délicatesse, fragilité souple et douceur, du cygne, même noir. Effrayant.

Non moi je suis plutôt proche du morse en fait.
Je suis The Dead Morse.

C'est à dire que je ne m'assois pas sur la cuvette, je m'y laisse tomber comme un tronc. Voire je m'y jette.
Si si, limite j'ai pris mon élan comme pour me vautrer dans mon canapé.
Et qui dit "se jette", qui dit "cul et cuisses végétalinés", dit "ça n'adhère pas".
Évidemment que non, ça n'adhère pas. Forcément que ça n'adhère pas.
Tellement pas que même un chiard de 5 ans le devine que ça ne va pas adhérer du tout.
Et c'est bien pire qu'une non-adhésion.
Comme je me suis furieusement jetée, c'est un peu comme si j'avais fait bien gaffe à prendre un genre d'élan de fou, genre la savonnette décérébrée qui rêve un arrêt sans risque et net, tu vois, au fond d'une piscine vidée mais mouillée après avoir sauté du plongeoir des dix mètres.
C'est infaisable. Mais elle, elle y croit, la savonnette....

Donc :
Cul Huilé + Élan de ouf' + légèreté du Morse décédé+ Cuvette des toilettes en plastique bien lisse = Miracle, je vole.
I FLY ! VOLARE ! (Je suis un Gipsy King des blogs)

Parce que je jure, la vérité, pas pour de rire, je ne suis pas juste tombée, je n'ai pas juste dérapé.
Non. J'ai volé.
J'ai volé jusqu'au tapis de bain direct deux mètres plus loin. Littéralement.
J'ai tout vécu dans un parfait moment de presque plénitude. L'euphorie du décollage, la puissance de l'envol, le vent dans mes cheveux, la vue de tout là haut....
Je le believe pas seulement, je can fly, putain !

Et donc, par le fait foudroyant d'une normalité basique et d'une logique mathématique, j'ai atterri.
Sur les fesses. Direct. Paf.
Après le vol, donc.
Je vais pas trop m’étendre sur le sujet de l’atterrissage fessier.
Tu te doutes du moment de solitude et de douleur.

Juste je viens témoigner, vite, comme obligement par une empathie poussive, dans une urgence de vouloir faire le bien, parce que ça peut t'éviter le pire, à toi là, et à toi aussi là bas.

Pour ta vie, tes os, tes vacances sans béquille, ta santé... pour Jet Li à poil sur internet et surtout... surtout... pour un monde meilleur (Miss Blablabla comprendra) :
Vas faire pipi AVANT de te crémer le postérieur.


PS: Quand je parle de semaine de la Louze je déconne pas:
J'suis tombée dans des escaliers, je me suis pris deux fois la même porte dans la tronche, j'ai pissé sur le couvercle fermé de la fameuse cuvette de mes chiottes, j'ai tenu à l'envers l'aérosol anti-moustiques donc je me suis Baygonisée la face etc etc ...

PS: Même pas j'ose penser aux mots clefs que je vais trouver après dans les requests google amenant à mon (pitoyable) blog.

lundi 5 mars 2012

TIC TAC (rediff')

Si trop souvent t'emmerdes la pudeur, c'est pour que soit digéré le trop lourd par les yeux-estomacs.
Si trop souvent tu dis le vent, c'est parce que t'aimes bien ça, brasser du néant.
Tes bras qui se lancent dans le vide en recherche d'équilibre nécessaire. Tes mains qui s'accrochent à du rien.
Ça occupe.
Ça fait croire, ça rappelle que le léger il est partout autour. 

En réflexe essentiel. Le rire facile. Pour équilibrer.


Tic Tac...

Quand la douleur dans le crâne dure, quand le nez coule en rouge et que le temps se fige ou s'étale tout autour et fait durer la glace dedans, t'as 
les idées aussi mal rangées que la boite à pharmacie.
Ne reste qu'une certitude finalement : 

Cette putain de peur. Celle qui lâche rien. Qui, chez toi, se transforme en haine. À la vitesse du con.
Hargne psychopathe d'être plus forte que ce qui est statistiquement prévu pour ta gueule.
Qui te donne envie de les planter profond, tes doigts secs, dans le ventre, dans le cerveau cassé. Pour arracher les putes froides et crasses de toi. Regarder comment c'est tellement rien, en fait, ce dedans exagéré. 
C'est rien que du cerveau dangereux, c'est rien que de la viande seule.
De la viande à varier.



Tic Tac...

Quand tes deux pathologies lourdes s'emboîtent en interactivité vicelarde, c'est tellement "que du bonheur". Tu sais, ce genre de bonheur que tu pourrais avoir en te trempant les yeux dans du vinaigre.
T'aurais voulu le faire exprès que t'aurais pas mieux réussi. Pas mieux que le hasard, quand il t'a dédié ces deux salopes adjuvantes en dynamisme autogène. 



Tic Tac...

Tu regardes la vie devant et tu fixes ta peut-être prochaine année. Avec pleins de petits bouts de possible bien dedans.
La vie, en attendant, elle, elle s'en fout, elle joue au docteur avec toi, une main dans ton cerveau, l'autre dans ta culotte, elle te baise l'âme.


Tic Tac...

Entrez, entrez et faites vos jeux. Un jour, un mois, un an ?
Entrez, entrez, rincez-vous les yeux...
Mon année-vrisme tue lentement.

jeudi 1 mars 2012

Édit précisionnel du post d'hier.

Oui donc je te montrais ma trop belle Beauty Box de moi, qu'elle est mieux que la tienne:


Juste un truc:
Pour que ça marche bien, la Beauty Box, faut la manger. Non parce qu'au début, je me la frottais sur la tronche. Mais ça sert à rien.
Suffit de le savoir.


(Tu comprendras que je n'ouvre pas les commentaires hein... Voilà voilà.)
(Et demain c'est zombies.)

mercredi 29 février 2012

Intermittence de pestacle.

Oué je sais, je sais... Je suis grave à la bourre.
En vrai, je dois te parler de zombies. Mais ce sera pour demain ou après demain, du coup.
Mais c'est parce que j'ai décidé entre temps de compter/ranger mon dressing.
Et ça s'est pas fait en deux minutes.

Au final, à la fin du comptage, le résultat était tellement édifiant que je me suis chopé un choc anaphylactique 100% lin.

Je peux facile ouvrir un blog mode, me prendre en tofs tous les jours pendant un an sans racheter de fringues entre temps.
Et je deviendrai influente sa race et je ferai voter une loi interdisant, dans l'ordre:
- Les cols Claudine.
- Les ballerines.
- Les sequins/paillettes.
- Les froufrous gnangnans.
- Les caniches nains abricots.
- Les légumes vapeur.

Donc, je disais, mon dressing, mais pas en entier parce que, comme je suis une grosse daube (feignasse qui plus est) en montage (même merdique) photo, y'a 2/3 photos que j'ai pas foutues sur le chose.
Ben oué.
Ouelcome à PétasseLand:



Et, j'te f'rais dire, j'ai des boots à franges.
Si.
Il me reste plus qu'à trouver le cheval assorti, un joli bourrin couleur "Tan". En cuir d'agneau.
Les boots, donc, genre si Isabel Marant avait inventé des pompes pour Davy Crockett, ça donnerait ça:




Et j'ai reçu ma Beauty Box de moi:




PS: J'ai même pas honte de pondre un pseudo post de merde juste pour combler.
PS 2: En même temps, si t'as vaguement lu mon blog, tu sais que j'ai honte de rien.
PS 3: Maintenant tu comprends pourquoi je suis membre Platinium-Caviar chez Place des tendtrucs et MonProutRoom.

mardi 21 février 2012

OH BEN TAIS-TOI !

Oui oh... ça va bien hein....
Je passe juste ici pour te révéler l'indubitable.

Tu le sais que je suis genre tellement pleine de super-pouvoirs que j'en suis limite un X-Men.
Ou la fille spiritueuse de Garcimore.
Je suis une Garce-X-More, quoi.

Une photo parlant plus que plein des mots, je te colle celle de la dite révélation de mon mieux-que-super-pouvoir de dessinatrice-portraitiste caricaturante.
Comme on dit par ici: "Vé struc de ouf', putaing !"


(Bon, je sous-titre le truc, bien qu'il me semble évidemment inutile de le faire tellement trop ça cause tout seul.)(Tu peux cliquer dessus pour l'incommensurable plaisir du détail.)

De gauche à droite tu reconnaitras donc mon chien Spike  (dit "Le Crétin") et son regard aussi profond qu’aléatoire, Coloc' (dit "Le Pépère") sauf que pour des raisons de vie privée (et de place) j'ai pas dessiné la bite, moi (dite "La Connasse")(j'ai jamais pigé d'où venait ce surnom super mal adapté à ma nature furieusement amicalo-joviale) et enfin Monsieur Nuïyenne (dit "Le Fourbe" parce qu'on ne l'entend jamais se déplacer. Tu m'étonnes qu'ils ont gagné la guerre) que t'as vu douze milliards de fois en photo (Rhaaflaflaa) si tu me suis sur Twitter/FaceBook.

Voilà.

Je vais me faire des couilles en or cet été sur les allées en croquant, sous des regards forcément ébahis, les gens.
Pour, je pense, la modique somme de 567 euros le coup de crayon.

Tu peux aller te laver les dents (et t'en as vraiment besoin, je te confirme) maintenant et moi je reviens en fin de semaine pour du vrai blog, cette fois.